La galerie


Notre Mission

La Galerie du Nouvel-Ontario (GNO) incarne une vision ouverte à l’ensemble des pratiques en art actuel, avec un intérêt particulier pour la création in situ, les installations et les performances. Elle encourage et appuie les artistes dans un processus de création nourri par la prise de risques et l’expérimentation.

Par l’entremise de ses projets rassembleurs et novateurs, elle stimule l’échange et le dialogue entre les artistes et avec le public. Consciente de son positionnement géographique, la GNO favorise les croisements d’idées, de langues et de cultures.


Historique

Fondée en 1995 par un collectif d’artistes du nord de l’Ontario, la Galerie du Nouvel-Ontario (GNO) fut le premier centre d’artistes francophone du territoire ontarien. Dès son commencement, elle répond au désir de mettre sur pied un lieu de rencontre et de création au service de l’art actuel et de la communauté. La GNO consacre d’abord ses énergies à l’organisation d’événements artistiques voués à rassembler les artistes professionnels et à promouvoir la création locale. Par l’accomplissement de ses multiples projets et grâce à son établissement au cœur du centre-ville de Sudbury, où elle a pignon sur rue depuis 1996, la GNO est parvenue à s’enraciner au cœur de la communauté sudburoise, tout en attirant des artistes et des visiteurs venus de l’extérieur de la région.

Parallèlement à sa programmation riche et variée d’expositions, la GNO initie depuis ses tout débuts des projets hors les murs qui lui permettent d’investir l’espace public et d’entrer en contact direct avec les citoyennes et les citoyens de Sudbury. Parmi ceux-ci, nous pouvons mentionner des projets d’envergure telles que les installations permanentes situées aux extrémités nord et sud de la ville : Le chien qui voit tout (1996) de l’artiste sudburoise Mary Green installé en marge de l’autoroute 69 et Élémental (1997) de l’artiste kapuskois Normand Fortin installé sur le campus sudburois du Collège Boréal. Outre ces projets fondateurs qui délimitent son territoire, les activités hors galerie de la GNO lui permettent de donner libre cours aux pratiques artistiques sans restriction de lieu et de conditionner des rencontres fortuites et inattendues avec le public.

La GNO a rapidement progressé pour s’engager dans des projets à portée provinciale, puis nationale en tissant des liens avec d’autres centres d’artistes canadiens. Au début des années 2000, elle coordonne les projets de résidences L’échangeur I et II, en collaboration avec des centres d’artistes du Québec et du Nouveau-Brunswick. Forte de cette première expérience de partenariat, la GNO renouvelle l’expérience en 2007 en réalisant un projet de résidences conjoint avec FADO Performance (Toronto), Territoires de la langue, dont le dénouement se traduit sous la forme d’une publication.

Depuis 2008, la GNO est également responsable de la Foire d’art alternatif de Sudbury (FAAS), événement développé de son cru. Cet événement bisannuel réunit à chaque édition plus d’une vingtaine d’artistes visuels invités à produire des œuvres in situ sur une courte période. Suite au franc succès obtenu lors de la première édition de la FAAS, la GNO a redoublé ses forces en établissant de nouveaux partenariats artistiques avec d’autres centres d’artistes prêts à soutenir l’événement. Ceux-ci parrainent la participation d’un artiste de leur choix à la FAAS, tandis que la GNO invite elle-même une sélection d’artistes francophones provenant de partout au pays. Au fil des ans, la FAAS a occupé et transformé de façon temporaire d’importants espaces publics du centre-ville de Sudbury : la taverne de la Townehouse (2008), la gare Via Rail (2010), la Place du Marché (2012), le centre commercial Rainbow (2014), le stationnement public Elgin-Medina (2016), et l’école Saint-Louis-de-Gonzague (2018).

En 2022, année de son déménagement officiel à la Place des Arts, la GNO souhaite renouveler son engagement envers l’art actuel en actualisant sa vision artistique. À la lumière des projets qui l’ont définie depuis ses débuts, la GNO consacre sa programmation à un registre de pratiques et d’expositions où la recherche et l’expérimentation tiennent un rôle de premier plan. Elle fait également valoir son positionnement géographique ex-centrique comme une de ses forces principales qui lui permet d’évoluer en marge des grands centres et d’une certaine normalisation de l’art en vue de préserver son caractère novateur et audacieux.


Projet Place des Arts

La Galerie du Nouvel-Ontario est fière de compter parmi les septs membres fondateurs de la Place des Arts du Grand Sudbury.


L’équipe


Danielle Tremblay

direction générale

[email protected]

Nicole Poulin

préposée à la comptabilité

[email protected]

Laura Demers

agente aux communications et développement

[email protected]

Dunstan Topp

technicien

[email protected]

Philippe Bourdeau

adjoint à la direction

[email protected]

Le conseil d’administration


Julie René de Cotret

présidente – Guelph

Sasha Phipps

vice-président – Ottawa

Emilio Portal

trésorier – Sudbury

Sophia Bagaoui-Fradette

secrétaire – Sudbury

Renée Hallée

conseillère – Sudbury

Anyse Ducharme

conseillère – St John’s/Ottawa

Le comité de programmation


Marc Audette

Toronto

Jinny Yu

Ottawa

Julie René de Cotret

Guelph

Danielle Tremblay


Reconnaissance du territoire

La Galerie du Nouvel-Ontario (GNO) est reconnaissante du lieu où elle réside sur les terres ancestrales des Atikameksheng Anishnawbek. La ville du Grand Sudbury, située sur le territoire du nom de N’Swakamok (« là où les trois chemins/rivières se rencontrent »), comprend également les terres traditionnelles de la Première Nation Wahnapitae.

En tant qu’organisme artistique fondé par une communauté dont les ancêtres furent des colonisateurs, il nous est important de souligner que les activités de la GNO prennent majoritairement place sur les terres incluses dans le Traité Robinson-Huron.

 

Cette entente entre la Couronne et les Chefs Anishnawbek habitant la rive nord des lacs Huron et Supérieur—on leur donnait à l’époque le nom d’Ojibways du Nord—mena à l’établissement de colonies dans le Haut-Canada et, plus tard, à l’exploitation destructrice des richesses naturelles sur de vastes étendues. Comme bien d’autres ententes avec les colons, ce traité fut négligé et transgressé à maintes reprises par la Couronne depuis sa signature en 1850. La souveraineté des gardiens Anishnawbek qui veillent sur les terres et les eaux de la région—de même que leur vertu de chasser et de pêcher à même leur propre territoire—fut largement compromise. Plus tard, de grands changements ont continué à transfigurer le paysage—notamment, la domestication et à l’enfouissement d’une section de Junction Creek dans les années 1960, un cours d’eau d’une importance cruciale aux déplacements des premiers peuples d’ici. Ce ruisseau coule toujours sous N’Swakamok, un rappel de la vivacité de ce lieu. Nous reconnaissons que cette histoire troublante marque encore le présent, et que les violences coloniales d’hier perdurent jusqu’à ce jour.

 

La GNO considère essentielles les pratiques et discours artistiques qui suscitent des réflexions approfondies sur cette histoire partagée, et nos responsabilités envers le territoire et envers ses gardiens Anishnawbek traditionnels, passés et contemporains. Ayant œuvré en collaboration avec un nombre grandissant d’artistes autochtones au cours des 10 dernières années, la GNO s’engage à redoubler d’efforts afin de continuer à faire valoir les membres des communautés autochtones en son sein à travers ses expositions et sa programmation.

 

Nous encourageons chacun.e à honorer le territoire Anishnawbek de N’Swakamok, ses lacs et rivières, sa faune, sa flore, et ses habitant.e.s autochtones, afin d’assurer sa pérennité pour les générations qui en seront héritières. C’est ici que nous vivons, que nous échangeons, que nous créons ; ensemble, prenons conscience de l’importance de ce lieu, et de l’empreinte que nous y laissons. Par moments, cela peut provoquer l’inconfort. Cela fait partie du processus de réconciliation ; c’est la preuve de notre croissance collective en tant que communauté. Cette reconnaissance du territoire se veut inclusive, réflexive, et changeante ; nous souhaitons qu’avec chaque récitation sa signification prenne de l’ampleur et de nouvelles résonances.

 

Enfin, nous invitons les membres de notre entourage—immédiat et éloigné—à porter un regard autocritique sur nos rôles dans la longue histoire partagée dont ce paysage fut témoin, en vue d’établir des relations et collaborations futures qui seront durables et fondées dans une bienveillance réciproque. En solidarité avec les communautés autochtones contre les forces et les effets du colonialisme et du racisme systémique, nous souhaitons également que cette reconnaissance du territoire agisse en guise d’appel à l’action.

 

Voici une liste non exhaustive de ressources éducatives et de fonds de soutien destinés à des causes touchant les communautés autochtones :

 

Plan stratégique 2019-2023

Version finale, telle qu’adoptée par le CA le 15 octobre 2019

Mandat de l’organisme

Le mandat donné à la Galerie du Nouvel-Ontario au moment de son incorporation, en mars 1995, est de promouvoir et de diffuser l’art contemporain à caractère expérimental, fruit d’une démarche novatrice de l’artiste et d’offrir une programmation d’expositions, de projets et d’événements d’envergure régionale, provinciale, nationale ou internationale.

Objectifs artistiques

  1. Offrir des occasions de recherche et de création, de présentation et d’échanges aux artistes de la francophonie ontarienne et d’ailleurs, aux communautés autochtones et issues de la diversité culturelle.
  2. S’intéresser aux artistes dont les projets novateurs abordent des sujets complexes d’ordre esthétique, social ou politique et/ou environnemental.
  3. Offrir une programmation annuelle ouverte aux artistes à différents stades de leur carrière et représentative d’une diversité de pratiques et de perspectives.
  4. Proposer des activités qui encouragent la participation de nouveaux publics.

Valeurs

Appartenance à la francophonie
Promotion de l’identité culturelle de la francophonie tout en reconnaissant le territoire Atikameksheng Anishnawbek.

Inclusion
Ouverture à l’autre ; lieu rassembleur ; encouragement de métissages culturels et de pratiques artistiques.

Accessibilité
Médiation culturelle proactive ; qualité de l’accueil du public, sans discrimination à l’égard des classes socio-économiques.

Honnêteté et transparence
Intégrité et rigueur de la gouvernance en place ; dialogue soutenu avec les membres et les partenaires.

Vision 2024

(En 2024) Installée dans le complexe de la Place des Arts du Grand Sudbury, la GNO est reconnue comme une référence franco-ontarienne en art actuel. Espace de recherche, de création, de présentation et d’échange, la GNO encourage les rencontres dans un esprit ouvert et inclusif entre artistes et publics. Sa contribution à la pratique d’art actuel se démarque par son approche rassembleuse en mettant l’accent sur l’artiste et sa démarche. La GNO actuelle est le fruit d’un passage sans murs qui a permis une approche expérimentale de sa structure. Située dans le complexe de la Place des Arts, au centre-ville du Grand Sudbury, la GNO a une visibilité et un rayonnement accru. De plus, elle entretient des partenariats solides dans le respect de sa mission et de ses valeurs, en mettant de façon critique sa démarche au cœur de ses réflexions stratégiques.