L’inconnu


Rachelle Bergeron


25 janvier au 8 mars 2008


L'inconnu

Bergeron travaille dans un studio en y aménageant un environnement uniforme et sans couleurs, libre de tout accessoire, costume ou détail superflu. En conséquence, son travail s’établit en confrontation d’un regard plus grand que nature ou d’une posture accentuée. Ses sujets cadrés serrés interpellent la lentille, en donnant souvent à voir seulement la tête et les épaules, ou encore rien de plus qu’un bras ou une main.

Le plus jeune de ses sujets est Dallas. Nous regardons son corps enroulé et bercé—dans le cadrage que forment les membres d’un corps incomplet, sans doute d’une personne qui lui donne des soins. Le regard est montant, vers cette personne ou peut-être vers le spectateur—quoi qu’il en soit, la curiosité y brille sans aucun doute. Dans une autre photo, Parker est une présence solitaire dont le regard franc—les bras derrière la tête, la poitrine partiellement dévoilée—compose une posture prête pour l’inconnu.

Anthony est fort, enjoué et flirteur, avec son sourire narquois et sa langue tirée qui lèche sa joue. Le portrait de Robert est cadré serré et le jeu de lumière accentue les traits fatigués. La photo est une lecture de chaque ride, ligne et pli, tant et si bien qu’elle y décode les trames de toute une vie.

Bergeron peut transformer le subtil en grandiose et le monochrome en teinte vive. Elle est une confidente qui documente. Sa pratique révèle son sujet, mais aussi l’instant même de la révélation.


Le travail de la photographe Rachelle Bergeron explore les potentialités de l’art du portrait ainsi que sa remarquable capacité de saisir un instant fuyant, une émotion singulière ou un sentiment complexe. Dans sa collection de portraits récents, Bergeron sait atteindre le confiant et l’austère en des sujets parfois âgés et pensifs ou bien jeunes et turbulents. Le parti-pris de cet artiste pour le noir et blanc se poursuit ici, où il a l’effet d’une lentille qui focaliserait le regard du spectateur, de façon à amplifier la saisie d’un sourcil froncé, d’un poing fermé, d’un clin d’oeil ou d’un sourire en coin.

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