Les clés du cœur


Hélène Lefebvre


16 août au 18 août 2019


Vendredi 16 août à 16 h30, départ au pont des amoureux.
Samedi 17 août à 13 h, au Parc Memorial.
Dimanche 18 août à 12 h, départ au 174 Elgin.


Les clés du cœur

Pour une première fois dans sa carrière, l’artiste Hélène Lefebvre performe trois jours de suite lors de «déambulations furtives» où les symboles et les gestes s’entremêlent comme des fils d’écouteurs laissés au fond d’une poche. Ce cumul est en continuité avec «Rituel aux possibilités de l’amour », sa dernière intervention présentée à Sudbury lors de la 5è édition de la FAAS.

D’un pas calme et contagieux, Lefebvre explore l’environnement dans lequel elle plonge tête première grâce à son corps, véritable prisme sensoriel. Seule face à l’imprévisible, elle marche sur la mince ligne qui sépare la fiction de la réalité ne sachant prédire le résultat, les réactions et les récompenses de ces marches.

Ni danse, ni poses, ces déambulations aux gestes géométriques –évoquant le dôme éphémère de la rue Durham élevé pour les besoins du festival – dérangent, surprennent, invitent. Les éléments qu’elles arborent sont à la fois des symboles évocateurs aux sentiments humains et un clin d’œil au milieu que l’artiste investit.

Cette série de performances est présentée en collaboration avec le festival Up Here.


L'artiste

L’artiste interdisciplinaire d’Ottawa Hélène Lefebvre interroge les concepts d’identité et d’altérité, dans de nombreuses expositions et performances au Canada, en Pologne, en Allemagne, en Turquie, au Chili, en Inde, en Lituanie et en Nouvelle-Zélande.




Le cœurporel éphémère

un texte d’accompagnement de Alex Tétreault

Y fait chaud.

Le centre-ville bourdonne alors que les masses circulent et sillonnent dans la cacophonie festive. Une madame, seule, aux écouteurs orphelins, danse au rythme de ses propres clés. Elle part des multiples cadenas d’amoureux qui alourdissent le pont au-dessus des tracks avec la lourdeur des « pour toujours » gelés dans le temps et l’espace.

Sur les trottoirs bondés de la Elgin ou les pistes serpentines du Parc Memorial, elle passe largement inaperçue. Hormis quelques hochements de tête polis, des sourires en coin ou des requêtes sincères quant à son état psychologique, elle est rapidement répertoriée comme appartenant aux autres classes ignorées du coin.

Absorbée par son univers, elle poursuit sa danse, sa bacchanale for one. Lorsqu’elle traverse la clôture cependant, c’est un tout autre set de clés. Elle arrive sur le party. Le contexte change tout. Presqu’instantanément, les festivaliers, déjà bien primés par les pulsations des speakers et le pinot grigio du bar, se mettent à groover à son beat. Pour un bref instant, l’amour de cette femme nourrit ses nouveaux partenaires de danse, qui ne font que le lui redonner et ainsi de suite, dans un feedback loop de love.

Et puis, le moment passe, comme les autres qui l’ont suivit et l’ont précédé. Les parties concernées partent chacune de leur côté, la femme qui jingle poursuivant son parcours. Mais ce moment demeure…magique.

Il y a quelque chose de magique à la regarder, emportée par une musique qu’elle seule peut entendre, son corps se nourrissant de l’énergie autour d’elle, ses écouteurs branchés dans le cosmos qui siphonnent les vibes. Parce que bien sûr, nous pourrions tous l’entendre aussi cette musique, se nourrir de cette énergie. Elle n’est pas la seule à avoir un trousseau plein de clés. Nous n’avons qu’à vivre pleinement les moments d’éphémérité quand ils se présentent, soient-ils des performances, des festivals ou l’amour.

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Alex est un p’tit cul d’Azilda. Sa chatte et muse, Ariane Minouchkine, lui est une source perpétuelle d’inspiration. Quand ça y tente, il écrit des affaires.

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