La GNO dit : Joyeuses Fêtes et bon repos !

Après une année move-mentée (la pognes-tu ?), l’équipe de la GNO termine 2019 en beauté et s’en va de ce pas faire une sieste pour vous revenir en feu pour la prochaine décennie d’art actuel !

En 2019, la GNO a :

  • accueilli une nouvelle employée
  • collaboré au Projet Manifeste de la Place des Arts
  • présenté des performances extérieures, hiver comme été
  • fait la grève
  • quitté son nid habité depuis 22 ans
  • déménagé à pieds avec l’aide d’une belle gang
  • sacré contre une couple de boîtes
  • tenu sa planification stratégique les deux pieds dans le lac Nipissing
  • ri en maudit grâce à la légalisation
  • groové à Up Here 5
  • refait son design avec ses chums de Studio 123
  • fracassé un record de vente au Nouveau Louvre
  • préparé une maudite belle saison hors-les-murs

La GNO est fermée du 22 décembre au 6 janvier. Nous serons de retour au 139 Durham du 7 au 9 janvier pour que les artistes du Nouveau Louvre récupèrent leurs œuvres. 

JOYEUSES FÊTES et une BONNE ANNÉE 2020 !


L’ouverture du Nouveau Louvre : un franc succès

La 24è édition du Nouveau Louvre a débuté samedi le 23 novembre avec les traditionnels chants de Noël de notre chorale de lutins-bénévoles.

La foule qui a investi les locaux du 139 rue Durham à partir de 14h a pu choisir parmi plus de 374 œuvres d’artistes locaux et d’ailleurs, émergents et établis. Un record de vente a été fracassé en cette première journée alors que 56 œuvres ont trouvé preneur, ce qui a permis à la GNO de remettre 7000$ aux artistes en débutant sa collecte de fonds annuelle.

L’événement qui se tient du mardi au samedi jusqu’au 21 décembre expose 2 œuvres d’un même artiste à la fois jusqu’à épuisement des stocks. L’exposition se renouvelle alors que des œuvres jamais vues auparavant font leur apparition sur les murs au fur et à mesure des ventes.

C’est un pensez-y bien pour les acheteurs qui n’auraient pas trouvé la perle rare à l’ouverture du Nouveau Louvre parmi les acryliques, aquarelles, pastels, photographies, sculptures, collages, vitraux, etc. qu’offre cet événement unique en son genre. Pour se tenir au courant de ce que le Nouveau Louvre propose, consultez la galerie virtuelle sur la page de l’exposition.

 


Nous sommes tous.te.s des trompettes abandonnées

une impression laissée par l’exposition «L’effort olympique des Sex Magick Warriors» de Maximilian Suillerot , sur Elyse Bertrand

Des slogans et des gens emplissent les rues, reprenant la nuit. Manifester parmi elleux, charge l’air de cette énergie qui apporte le changement. Le sens de communauté lie ces gens qui ont souffert ou ont vu les leurs souffrir aux mains des autres. M’intégrer à ce mouvement, la voix rendue rauque par ces chants, ces cris pour ensuite atterrir dans cette pièce nue aux accents blancs, roses et bleus. Le message est clair. Nous sommes ici. Nous sommes queer. Nous n’irons nulle part.

Une carapace de couleurs binaires est échouée sur un podium, vide. Promesses vides de tolérance. Elle me rappelle que nous sommes plus que notre sexe assigné, rose ou bleu. Elle se nomme Fruity armour, cette mue qui révèle un soi vulnérable, permettant de se dépouiller du régime strict binaire que notre société impose et de transitionner vers une autre, faite de tolérance et d’acceptation. Une société où l’on peut être qui l’on est sans crainte de violence, sans honte ni colère.

Tellement d’émotions m’ont submergé.e lorsque j’ai d’abord investi l’espace. Tout en étant incapable de les identifier, je reconnaissais leur puissance. Une puissance faite de fierté forte et claire qui a eu des échos instantanés en moi. Voilà un espace où je peux être, me reconnaître non pas selon le genre avec lequel on m’identifie – femme –, mais selon mon identité non binaire. Où je peux être cette personne qui supplante la honte et la colère que m’imposent la société, où je peux être cette personne qui corrige les gens qui me mégenre.

Nous sommes ces trompettes abandonnées dans un coin par des gens qui ne peuvent nous accepter malgré nos cris de protestation, rapidement balayé.e.s afin qu’on ne fassent plus de bruit, qu’on ne dérangent plus. Mais nous sommes entendu.e.s. Chaque fois que mes ami.e.s utilisent les bons pronoms, nous sommes entendu.e.s. Nous sommes entendu.e.s par chaque allié.e qui se tient debout devant chaque ennemi.e.

Sex Magick Warriors : nous nous battons pour le droit fondamental d’exister. D’être qui nous sommes sur cette planète comme n’importe quel humain.e. La flamme nous a été transmise par nos ancêtres trans, submergé.es. par la vie et leurs avancées. Cette flamme a été transmise et relayée depuis aussi longtemps que les humains existent; vacillante par moment, mais toujours vivante.

À l’image de la vidéo de l’exposition, je vais continuer de faire vivre cette flamme pour mes camarades trans, pour que la prochaine génération la reprenne et coure éclairée par sa lumière vers un avenir où nous pourrons simplement être. Où nous pourrons vivre tel.le.s que nous sommes, comme quiconque souhaite vivre. Pourquoi nous l’interdire ? Pourquoi nous refuser le droit d’être nous-mêmes alors que ça ne blesse personne ?

Ça nécessitera beaucoup de Magick, de cette énergie pour changer les mentalités de celleux qui ne changent pas. Le changement se produit tous les jours. Les feuilles dans les arbres et l’air ambiant en sont la preuve. Rien ne demeure inchangé, pas même la société. Nous nous devons d’utiliser cette énergie magique pour le bien-être de notre société. Cette énergie qui nous lie dans notre souffrance, nos amours, notre résilience. Nous sommes ici, avons toujours été ici et serons toujours ici.


Elyse est un.e artiste qui apprécie côtoyer des gens cools, des animaux et travailler dans son studio. Yel est aussi à son paroxysme quand les couleurs automnales couvrent les arbres.


APPEL AUX ARTISTES – Nouveau Louvre 2019

Il n’y a pas encore de neige au sol que le temps des Fêtes se fait déjà sentir ! Non, vous ne rêvez pas, c’est l’heure de déboucher vos tubes de peinture, mélanger les couleurs et soumettre vos œuvres au Nouveau Louvre !

                                                                                                       

La GNO invite tous les artistes à exposer et mettre en vente leurs œuvres lors de la 24è édition du Nouveau Louvre. Que vous travailliez le fusain, la peinture à l’huile, l’argile, l’acrylique, le vitrail, la photo, peu importe! Vos créations auront une place sur nos murs et qui sait, bientôt sur ceux des nombreux acheteurs d’art qui fréquentent cette tradition sudburoise des Fêtes.

Cette année, quelques changements : Apportez vos œuvres dans nos nouveaux locaux au 54, rue Elgin, d’ici le vendredi 22 novembre 2019. Notez bien que nos heures d’ouverture sont de midi et 18 h, du mardi au samedi. Nous acceptons, dès aujourd’hui, jusqu’à quatre (4) œuvres par artiste.

Autre nouveauté, vos œuvres seront exposées deux à la fois au 139 rue Durham (en face du YMCA) afin qu’elles profitent d’une vitrine sur une rue passante du centre-ville. La vente se tiendra du samedi 23 novembre au samedi 21 décembre 2019. 

Le Nouveau Louvre est la plus importante activité de collecte de fonds de la GNO. Les œuvres au Nouveau Louvre seront toutes à vendre au prix unique de 200 $, dont 125 $ seront payés à l’artiste et 75 $ à la GNO.

Nous encourageons les artistes à nous apporter leurs œuvres le plus tôt possible, afin qu’on puisse bien les documenter et les ajouter au site web du Nouveau Louvre. Si vous connaissez d’autres artistes, partagez-leur la bonne nouvelle. On vous attends avec impatience !


NOUVEAU : La GNO à la radio

C’est officiel ! L’équipe de la GNO se joint à l’émission hebdomadaire Stie-Citte au côté des intrépides de la Slague et du TNO.

Cette émission de radio diffusée sur les ondes de CKLU, 96.7 à 11 h les jeudis vous propose un contenu culturel et artistique en FRANÇAIS !!! Vous pourrez y entendre la couverture de nombreux événements locaux et d’ailleurs, des éditoriaux qui ne se prennent pas trop au sérieux, et ce, en encourageant la radio communautaire locale. Mais ce n’est pas tout ! Si vous manquez le rendez-vous en direct, il est toujours possible de réécouter les émissions en rediffusion icitte.


Le cœurporel éphémère

un texte d’accompagnement de Alex Tétreault sur la série de performances «Les clés du cœur» d’Hélène Lefebvre.

Y fait chaud.

Le centre-ville bourdonne alors que les masses circulent et sillonnent dans la cacophonie festive. Une madame, seule, aux écouteurs orphelins, danse au rythme de ses propres clés. Elle part des multiples cadenas d’amoureux qui alourdissent le pont au-dessus des tracks avec la lourdeur des « pour toujours » gelés dans le temps et l’espace.

Sur les trottoirs bondés de la Elgin ou les pistes serpentines du Parc Memorial, elle passe largement inaperçue. Hormis quelques hochements de tête polis, des sourires en coin ou des requêtes sincères quant à son état psychologique, elle est rapidement répertoriée comme appartenant aux autres classes ignorées du coin.

Absorbée par son univers, elle poursuit sa danse, sa bacchanale for one. Lorsqu’elle traverse la clôture cependant, c’est un tout autre set de clés. Elle arrive sur le party. Le contexte change tout. Presqu’instantanément, les festivaliers, déjà bien primés par les pulsations des speakers et le pinot grigio du bar, se mettent à groover à son beat. Pour un bref instant, l’amour de cette femme nourrit ses nouveaux partenaires de danse, qui ne font que le lui redonner et ainsi de suite, dans un feedback loop de love.

Et puis, le moment passe, comme les autres qui l’ont suivit et l’ont précédé. Les parties concernées partent chacune de leur côté, la femme qui jingle poursuivant son parcours. Mais ce moment demeure…magique.

Il y a quelque chose de magique à la regarder, emportée par une musique qu’elle seule peut entendre, son corps se nourrissant de l’énergie autour d’elle, ses écouteurs branchés dans le cosmos qui siphonnent les vibes. Parce que bien sûr, nous pourrions tous l’entendre aussi cette musique, se nourrir de cette énergie. Elle n’est pas la seule à avoir un trousseau plein de clés. Nous n’avons qu’à vivre pleinement les moments d’éphémérité quand ils se présentent, soient-ils des performances, des festivals ou l’amour.

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Alex est un p’tit cul d’Azilda. Sa chatte et muse, Ariane Minouchkine, lui est une source perpétuelle d’inspiration. Quand ça y tente, il écrit des affaires.


Une première activité hors-les-murs pour la GNO

Quoi de mieux pour notre première présence hors galerie que de participer au fringant festival d’art urbain et de musique émergente Up Here ? Et pour bien faire les choses, la Galerie du Nouvel-Ontario a invité Hélène Lefebvre, une collaboratrice de longue haleine, à présenter des performances surprises tout au long de la fin de semaine.

Son style parfois troublant mais toujours pertinent interroge les rapports à l’identité et l’altérité en repoussant les limites du corps et du symbolisme. Pour l’occasion, l’artiste interdisciplinaire offrira aux spectateurs déambulant dans les rues du centre-ville des performances dans la continuité de celle présentée lors de la 5è édition de la FAAS.

Sa dernière intervention est planifiée pour le dimanche 18 août, vers midi, en face du YMCA (rue Durham), juste avant le départ du tour mystère organisé par Up Here – parce qu’il n’y a rien comme faire patienter des assoiffés d’art avec encore PLUS d’art !

L’artiste sera en résidence à la GNO à partir du 13 août. Plus de détails sur la page Facebook de l‘événement.