Quill Christie-Peters, Raven Davis, Camille Larivée, Camille Usher and Clayton Windatt


« Planning Lines » En travaillant sur place à la 6e édition de la Foire d’art alternative de Sudbury (FAAS), le personnel étendu du Collectif des commissaires autochtones / Aboriginal Curatorial Collective réalise « Planning Lines », une œuvre de performance collaborative qui prend la forme d’un exercice intensif d’administration artistique et de développement professionnel. Quill Christie-Peters, Raven Davis, Camille Larivée, Camille Usher et Clayton Windatt, membres du CCA/ACC, travailleront ensemble sur les lieux de la foire pour confronter, interpeller et activer la notion de territoire mis de l’avant par la FAAS6 du point de vue des personnes et des lieux. Au sein de l’école « abandonnée » de Saint-Louis-de-Gonzague, le travail du CCA-ACC explore les interrelations des travailleurs de l’administration des arts tout en planifiant des actions organisationnelles sur plusieurs années à venir. Cette planification se mélange avec des processus de création artistique de manière à livrer des manifestations hybrides d’activation artistique et de chaos administratif. Planning Lines est un exercice d’apprentissage collaboratif, d’échange et d’animation du public tout en servant de retraite professionnelle fonctionnelle pour le personnel du CCA-AAC.

Raven Davis est artiste multidisciplinaire autochtone, commissaire, artiste de scène, donne des conférences sur les droits de la personne et fait de l’éducation communautaire. Membre de la nation Anishinaabek du Manitoba, Davis a grandi à Tkaronto (Toronto) et travaille et habite à présent à K’jipuktuk (Halifax) et à Tkaronto. Davis a trois fils. Son travail intègre des récits de colonisation, de race, de genre et d’identité sexuelle et bispirituelle, ainsi que la langue et la culture anishinaabemowin dans diverses formes artistiques contemporaines.

Camille Larivée est une organisatrice de communauté artistique qui a obtenu un B.A. en histoire de l’art et un certificat en études des genres et des sexualités de l’Université du Québec à Montréal en 2016. Elle s’intéresse particulièrement à l’organisation du milieu des arts autochtones, aux pratiques et aux politiques à Tiohtiá’ke. En fonction de sa propre identité, Camille s’intéresse à la dualité entre la présence et l’invisibilité des artistes d’origine autochtone mixte et allosexuelle dans le milieu urbain. Ses expériences particulières l’ont amené à fonder en 2014 « Les Voix insoumises : Convergence anticoloniale d’artistes de rue », qui rassemble principalement des femmes qui s’identifient à la culture autochtone, à la bispiritualité et à l’allosexualité, ainsi que les femmes de couleur qui pratiquent l’art de la rue et le muralisme et qui proviennent des quatre coins de l’Île de la Tortue.

Quill Christie-Peters est une animatrice de programmes artistiques autochtones et une artiste visuelle autodidacte qui habite actuellement à Thunder Bay. Elle se passionne pour la création de programmes artistiques pour les artistes autochtones émergents qui mettent de l’avant les méthodologies, les protocoles et les échanges relationnels des connaissances. Elle a créé le Youth Residency Program, un programme de résidence axée sur le territoire pour les artistes émergents qui est associé au Musée des beaux-arts de l’Ontario et la Thunder Bay Art Gallery. Dans ce programme de résidence intensif, les artistes explorent les méthodologies artistiques anishinabées tout en menant une réflexion critique sur les structures du colonialisme qui pèsent sur les corps, l’art, la vie et le chez-soi des créateurs autochtones.

Camille Georgeson-Usher est une universitaire, une artiste et une écrivaine issue de Galiano Island (Colombie-Britannique), qui relève de la nation Pune’laxutth’ (Penelakut) et son ascendance est Skwxwú7mesh / Hul’q’umi’num / Sahtu Dene/ écossaise. À présent, elle est une doctorante au département d’études culturelles de l’Université Queen’s. Elle a reçu le prix BESC Joseph-Armand-Bombardier pour son travail de recherche-création portant sur l’expérience autochtone en milieu urbain, au sein de collectifs d’artistes autochtones et d’autres groupes qui animent les lieux publics par des actions de grande et de petite envergure. Ses pratiques d’artiste et de commissaire empruntent principalement la perspective d’actes de convergence profonde et affectueuse avec sa collègue Asinnajaq.

Clayton Windatt, artiste non binaire et multidisciplinaire d’origine métisse, habite et travaille à Sturgeon Falls. Dans son rôle à la direction du CCA-ACC et son propre activisme, Clayton travaille avec des organismes artistiques sur des questions nationales et internationales liées à la justice sociale. Clayton est en relation contractuelle avec plusieurs collèges et universités et écrit des critiques et des chroniques pour divers journaux et revues. Clayton réalise des films qui ont été présentés dans des festivals comme ImagineNative et le festival de cinéma international de Toronto. Ses activités touchent à de nombreux domaines, dont l’animation communautaire, la conception, la communication, le travail de commissaire, la performance, le théâtre, la technologie, la consultation. Son travail est particulièrement actif dans les domaines de l’écriture, du cinéma et des arts visuels.



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