Mais d’où viens-tu vraiment ?


Florence Yee


1er au 30 juin 2018


Exposition du 1er au 30 juin 2018
Vernissage le vendredi 1er juin, à 17 h


Mais d'où viens-tu vraiment ?

Par la subversion d’objets du quotidien en objets non fonctionnels, Florence Yee montre les difficultés qu’ont les membres des communautés ethnoculturelles à naviguer entre leur identité – contemporaine, nord-américaine – et les attentes d’authenticité imposées par la société canadienne. De la même façon, Yee invente une nostalgie de toute pièce en créant des albums de photos de famille à partir d’images trouvées dans Internet grâce au service de navigation virtuelle de Google. Ce faisant, elle met en abyme la façon dont nous construisons notre perception de l’Autre.

Florence Yee exprime la position ambivalente des enfants d’immigrants de deuxième et de troisième générations, qui sont tiraillés entre le bagage culturel traditionnel transmis par leurs parents et leur réalité nord-américaine. Son corpus d’œuvres rend compte de la nécessité de trouver un terreau identitaire commun qui, plutôt que de s’ancrer dans les gloires passées de la mère-patrie, raconte l’expérience contemporaine des membres de la communauté.

« Mais d’ou viens-tu vraiment ? » Cette question, Florence Yee la déconstruit avec son exposition. À la marchandisation de la culture cantonaise et sa cristallisation dans des manifestations figées – objets, quartiers chinois et autres façades identitaires –, l’artiste oppose une réappropriation des codes propres à la culture asiatique, et appelle à une réécriture de l’histoire de sa diaspora.


Florence Yee

Florence Yee est une artiste visuelle cantonaise critique de deuxième génération et demie établie à Tiohtià:ke/Montréal, un territoire mohawk non cédé. Ayant récemment obtenu son BFA de l’Université Concordia, elle travaille avec des groupes communautaires dédiés à la culture visuelle, dont articule, un centre d’artiste autogéré, et le groupe EAHR (Ethnocultural Art Histories Research). Son intérêt pour l’histoire sino-canadienne nourrit une pratique artistique qui cherche à démanteler les idéaux institutionnels et familiers du patriarcat eurocentrique, ainsi qu’à interroger le quotidien de sa diaspora.

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