John Court


ohn Court (né en 1969 en Grande-Bretagne) habite à Tornio (Finlande) depuis 1997. Court est un artiste de la performance en durée. Le temps est un des éléments les plus importants de ses œuvres. Ses prestations s’étendent souvent sur huit heures, la durée d’une journée de travail. Ou encore, il s’exécute pendant toute la durée d’un événement ou pendant les heures d’ouverture d’un endroit particulier (musée, institution) où l’événement a lieu. Dernièrement, ce sont les objets et les matériaux utilisés dans ses performances qui déterminent la durée de ses œuvres. Il ne considère pas ses performances comme des œuvres autonomes, car une dimension inhérente à ses créations est la collaboration; par exemple, son interaction avec les conservateurs, les organisateurs, les artistes, les spectateurs, les objets, les espaces et le temps. Les œuvres de Court sont souvent une réaction à leur milieu et comportent souvent des actions continues et répétitives qui créent un rythme agencé à celui du milieu. Dans toutes ses œuvres, le dessin ou l’écriture sont une préoccupation fondamentale, étant donné que le dessin réunit la ligne, le mouvement, le temps et l’espace. Il a présenté de nombreuses expositions en Scandinavie et on l’a invité à produire des œuvres dans le cadre d’événement importants, dont UP-ON Live Art festival à Chengdu (Chine), le festival SIGNAL à Bruxelles (2017) Beijing Live en Chine (2016), Viva! le festival Art Action de Montréal (2015), 7a*11d à Toronto, DigitaLive à Guangzhou en Chine (2014), SpaceX Gallery Exeter au Royaume-Uni (2012), Guangzhou Live Art Festival en Chine (2010), ANTI Contemporary Art Festival en Finlande (2010), la Biennale de Venise (2005) et la Biennale de Liverpool (2004).

 

Les pratiques artistiques de John Court explorent les limites physiques et psychologiques de son propre corps. Dans le processus de sa performance, Court tente de s’approcher de certaines expériences personnelles de son enfance et de son présent. Ses performances suivent toujours un patron semblable : le corps comme élément principal, le temps et l’interrelation de la performance avec d’autres disciplines, surtout l’écriture et le dessin. L’introduction de certains motifs, mots et traits répond à son intention de réfléchir sur le langage, qui occupe une place particulière dans le récit de sa vie : parce qu’il était atteint de dyslexie dans son enfance, il ne pouvait pas lire ni écrire et il a abandonné l’école, jusqu’à ce qu’il ait pu commencer à travailler dans le domaine de l’art, ayant appris à lire et à écrire par soi-même. Les éléments qu’il utilise pour évoquer l’aliénation et la solitude font référence à ses expériences vécues dans la Laponie rurale, où il habitait sans pouvoir parler, lire ou écrire la langue de ce milieu. L’ensemble de pratiques artistiques de John Court constitue ainsi un témoignage personnel sur une vie compliquée où la relation avec le langage comme code fondamental de la communication, entre autres problèmes, a été complexe et pénible.



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