Izabel Barsive


Notice biographique

Originaire de Corse et vivant en Ontario depuis 1997, Izabel Barsive est une artiste visuelle, réalisatrice et productrice. Elle s’est spécialisée dans des projets de vidéos d’art liés à la danse contemporaine avec le support financier de bailleurs de fonds publics et privés ainsi que des investissements de sa compagnie Barsive productions.

Patsy, sa plus récente vidéodanse a été accueillie par des festivals internationaux. Ses oeuvres sont aussi présentées dans des galeries d’art ou événements artistiques. Elle a ainsi exposé des séries de photographies au Centre Hummingbird à Toronto, lors du X Ottawa Photography Festival, au Centre d’artistes Voix Visuelle et à la Nouvelle Scène à Ottawa.

Certaines series de photographies ont été publiées dans la revue francophone Liaison. Ses explorations actuelles utilisent le sténopé numériques et sont traduites dans des images et vidéos expérimentales créés à partir d’un téléphone intelligent abordant les thèmes de l’environnement et la fragilité de l’existence.

Izabel Barsive est récipiendaire de plusieurs prix à titre d’artiste vidéaste, réalisatrice et reporter (radio). Elle a été sollicitée comme membre de jury, entre autres, pour le Conseil des arts de l’Ontario, du Manitoba, de la Ville d’Ottawa, les Prix Gémeaux et Saw Video. Elle est membre du Bureau des regroupements des artistes visuels de l’Ontario (BRAVO), du FRIC (Front des réalisateurs indépendants du Canada) et de Saw Vidéo. Pendant trois ans, elle a siégé au conseil d’administration de Cinefranco, un festival de films francophones qui se déroule tous les ans au mois de mars à Toronto.

Elle enseigne à temps partiel à l’Université d’Ottawa, dans les écoles de la région et à l’étranger. Ergothérapeute de formation, elle anime aussi des ateliers d’arts visuels et d’arts médiatiques pour des personnes ayant des besoins spéciaux.


Démarche artistique

Ma pratique artistique ne cesse de se transformer ainsi que mes sources d’inspiration.

Jadis attachée à traduire le réel dans des documentaires, j’utilise aujourd’hui les arts médiatiques, la photographie comme une palette de peinture, je mélange les couleurs, les sons et je me laisse vivre l’expérience de la création sans objectif précis dans l’expérimentation. Aujourd’hui donc, ma pratique est plus introspective.

Certains thèmes sont récurants depuis 15 ans: le voyage intérieur, l’eau nourricière, la fragilité de nos écosystèmes, le corps communicateur.

En tant qu’ex-ergothérapeute, je ne peux nier la valeur thérapeutique de la pratique artistique. Sans tomber dans le pathos, j’ose une exploration de mon passé et de mes inquiétudes existentielles. L’oeuvre est un objet transitionnel qui me lie à mes émotions, me réconforte. Je souscris à l’idée de Donald Winnicott que c’est dans la créativité que l’humain se découvre.

Je crois en l’art médiatique spontané. Ne pas attendre un financement, faire appel à la simplicité sans entrer dans la surenchère des outils pour la très haute définition qui ne cesse d’évoluer et nous oblige à consommer, est à présent mon leitmotiv.

Ma pratique artistique est aussi influencée par mon travail en tant que mentor, enseignante, formatrice auprès de divers groupes et artistes, leurs questions nourrissent les miennes.



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