Francis O’Shaughnessy


Biographie

Depuis 2002, il a réalisé plus de 125 performances dans 22 pays d’Europe, d’Asie et des Amériques. Ses recherches interrogent le haïku performatif, une approche artistique qui revendique un retour en force de l’amour idéalisé. Il a acquis une maturité et une notoriété qui lui ont permis de présenter des conférences, de guider des artistes aux niveaux collégial et universitaire et de diriger des ateliers théorico‐pratiques sur l’art action au Québec et à l’étranger. Depuis 2007, il a été directeur artistique de 20 événements d’envergure dont Art Nomade, rencontre internationale d’art performance au Saguenay. Il a écrit dans les revues spécialisées en art : Inter, art actuel, Zone occupée (Québec), Ligeia (France), Performatus (Brésil). Aujourd’hui, il est docteur (Ph.D.) en études et pratiques des arts de l’Université du Québec à Montréal.


Démarche artistique

Depuis 2010, son axe de recherche porte sur la lettre d’amour (des discours à propos de l’inexprimable). Il opte pour une poésie visuelle vivante ; une cérémonie artistique qui vise la conception du poème en tant qu’événement. Il travaille avec la philosophie du haïku afin d’alléger la lettre d’amour performative au niveau du sens, de la structure et de la logique. Cette formule a contracté la lettre d’amour en un style qu’il nomme haïku performatif. Ce dernier repose sur le principe d’un court poème transposé dans le présent. Le haïku performatif met en évidence des images poétiques qui expriment des résonances intérieures ; il n’est nul autre qu’un acte de foi d’amour : une illusion qui permet d’éveiller l’imaginaire d’un discours amoureux. Il ne s’agit pas de représenter un état amoureux, mais de construire des images évocatrices de l’amour. Dans les territoires de l’art actuel, ses lettres d’amour se dissocient du genre littéraire (des contacts épistolaires) ; elles s’ajustent à un poème haïku exclusivement corporel. Le lien entre la littérature et l’art vivant permet une « lecture » complètement nouvelle de la lettre d’amour puisqu’elle se transpose en un poème visuel.



Suivre l’artiste